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Coup de cœur

Soirée Mutant Area

à l’International le 3 avril 2014

Si vous voulez tout savoir des musiques électroniques déviantes, du glitch hop et de la basse music breakée, cette interview est pour vous. Et rendez-vous à l’International cette semaine pour les travaux pratiques. Benjamin du collectif Tripalium, à l’initiative des soirées Mutant Area, répond aux questions de LYLO.

Comment est né le collectif Tripalium ?
Tripalium est une sorte d’excroissance du collectif La Mangouste. Si vous ne connaissez pas, La Mangouste est un crew d’artistes et organisateurs de soirées qui organise des concerts et des fêtes un peu barrées depuis maintenant trois ans à Paris. Avec un pied dans l’électrique (noise rock, garage, punk…) et un pied dans l’électronique (techno, 8bit, breakcore…), le collectif a écumé quelques salles parisiennes (Glazart, Espace B, Java, Miroiterie, Klub, Méca, International…) avec notamment les soirées “Casse Ton Singe” et “Release The Mangouste”. Tripalium est donc un projet de membres de La Mangouste qui ont eu envie de créer un projet parallèle, plus centré sur les musiques électroniques, et particulièrement sur l’Intelligent Dance Music et les musiques tendant vers l’expérimental. Tout en gardant bien sûr un côté fun et festif !

Quel est le concept des soirées Mutant Area ?
Mutant Area est la déclinaison live d’une rubrique commencée il y a peu sur le webzine Seek Sick Sound, et qui sélectionne chaque mois plusieurs sorties de microlabels et artistes autoproduits qui n’ont habituellement jamais leur place dans les médias. L’idée est de mettre en avant toute une scène alternative qui tourne autour des musiques électroniques “déviantes” : des esthétiques intelligentes, hyper travaillées, mais mises de côté par la doxa médiatique parce que trop marginales. On a donc eu l’envie de donner une continuité vivante à cette rubrique avec une résidence live, dont les premiers pas se feront entre l’International et La Plage de Glazart. Le concept, c’est trois lives de musiques électroniques (essentiellement orientés vers l’IDM, l’electronica, le glitch hop, la techno expérimentale, la bass music breakée…) et un dj pour clôturer la soirée. Le tout en entrée gratuite pour donner l’envie à un public large de découvrir des sons auxquels il n’est pas forcément habitué.

Trois bonnes raisons d’aller à l’International ce jeudi ?
Parce que l’Allemand Defect Data, bidouilleur de génie, nous fera l’honneur de sa première date en France. Parce que les fans de John Carpenter & co seront ravis avec le live horror synth de The Hunt, qui créé des ambiances apocalyptiques dignes des meilleurs films des années 80. Parce que 2methylBulbe1ol, que l’on voit trop rarement à Paris et qui vient de sortir un nouvel EP sur le label culte Ad Noiseam, devrait faire monter le mercure avec un nouveau live set résolument dancefloor.

Merci à Benjamin d’avoir répondu à nos questions !

—  Propos recueillis par Inès

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