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Artiste

Olivier Giacomotto

Soirée The Box aux 4 Éléments le 3 octobre 2014

«The Box » fait sa rentrée dans un 4 Éléments 2.0 neuf ! Pour l’étrenner dignement, Olivier Giacomotto a répondu présent et avec lui Kiab et Moostik du collectif Volum’.

DJ à carrure internationale nominé aux Beatport Music Awards, Olivier Giacomotto a trouvé sa voie au cours des dix dernières années dans la techno, la house, la techouse et la deep. Il a su conquérir les clubs les plus célèbres de la planète et leur public en appliquant une recette bien à lui : quelques touches de groove dans un mélange de saveurs électroniques bien inspiré en entremêlant les tendances, toujours s’inspirant de l’esprit originel de l’underground. Il codirige actuellement le label indépendant Definitive Recordings, lancé en 1991 par John Acquaviva, Richie Hawtin et Karl Kowalski.

Merci à lui d’avoir répondu à nos questions.

- Quel a été votre premier contact avec la musique électronique ? Plus particulièrement, qu’est-ce qui a déclenché votre vocation ?

Ça remonte au milieu des années 90, à l’époque j’étais guitariste dans un groupe et je composais déjà pas mal de titres acoustiques, le résultat final était satisfaisant mais par contre ça ne ressemblait jamais à ce que j’avais en tête au départ étant donné l’influence que chaque musicien apportait à la compo… Et puis un jour j’ai croisé la route d’un gars qui composait toutes ses musiques entièrement seul sur son atari, j’ai été totalement bluffé et depuis ce jour j’ai voulu avoir mon propre home studio pour composer mes titres sans avoir besoin de musiciens. C’était de la musique électronique par définition car essentiellement composée à base de machines mais j’étais très loin d’avoir la technique suffisante pour sortir un truc correct. Il a fallu pas mal d’années enfermé dans le noir, des stages en studio d’enregistrement, et aussi pas mal de rencontres et de sorties en soirée pour obtenir le son que j’ai actuellement.

- Qu’est-ce que ça vous a fait la première fois que vous êtes apparu dans le Top 10 de Beatport ? Ce genre de reconnaissances, ça change quelque chose dans la vie d’un DJ et producteur ?

La reconnaissance est toujours très flatteuse, se retrouver numéro un sur Beatport m’est arrivé plusieurs fois et cela peut effectivement faire tourner la tête, il arrive même que certains producteurs ne veuillent plus faire que ça par la suite, et transforment leur manière de composer uniquement pour faire du « hit » … Personnellement je fais la musique qui me plaît au moment ou ça me plaît, l’important c’est que le son soit bon, après si le titre rentre dans le top des ventes c’est le petit bonus qui met du baume au cœur.

- Vous vous produisez en live un peu partout sur la planète (le Rex à Paris, le Weekend à Berlin, Ministry of Sound à Londres, le Womb à Tokyo), quel a été le public avec lequel vous vous êtes senti le plus en phase ?

Le Guatemala reste une très belle révélation car c’est une scène émergente où l’engouement pour la musique underground est encore frais et grandissant. Le public finlandais est aussi particulièrement chaleureux malgré le froid de leur pays… Sans pour autant faire de favoritisme, je crois que le Rex Club reste l’une de mes plus belles expériences, un son de dingue, un public toujours au rendez-vous, après plus d’une douzaine de fois là-bas je crois que je ne m’en lasserai jamais !

- Quel est le live qui vous a le plus marqué ?

Je crois que ceux qui m’ont rendu le plus d’émotion furent les Argentins lors d’une tournée en Amérique du sud en 2011 avec John Acquaviva, la preuve en image : http://www.youtube.com/watch?v=9D_396YDo-g
Les Argentins font la fête à 300%, j’adore !

- Où en êtes-vous avec Definitive Recording ? Vous êtes maintenant en position de détecter, révéler et promouvoir de nouveaux talents, qu’avez-vous envie de mettre en avant pour la musique électronique de demain ?

Avec le temps on devient de plus en plus difficile et intransigeant vis à vis des démos qu’on reçoit… Ces dernières années le nombre de producteurs a été multiplié de façon monstrueuse et par conséquent la qualité des productions a considérablement baissé, j’avoue qu’on refuse 99,9% de ce qu’on écoute… cependant notre ligne directrice reste la même : « si on le joue et que ça plait, on le sort »

—  Interview préparée par Yoan Bazin

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