Dans son album "Passage des Soupirs" (Label Ouest/L'Autre Distribution), tissage de subtils motifs mélodiques et d'intrigues harmoniques, le guitariste de jazz Max Robin embarque ses Ferrailleuses (Mathilde Febrer au violon et Elisabeth Keledjian à la batterie, sans oublier, en invités spéciaux, Antonin-Tri Hoang aux clarinettes et Antonio Licusati à la contrebasse) sur les chemins buissonniers d'un jazz sans frontières, métissé aux accents orientaux, brésiliens, celtes, courant du hard bop au funk. D'un hommage à Babik Reinhardt au clin d'œil au poète breton Paol Keineg, Max Robin, homme de lettres avant d'épouser la carrière de musicien et de compositeur, plonge avec goût et gourmandise dans le jazz de la fin des années 60, "entre 1965 et le début des années 70, époque où les frontières entre les genres (jazz, blues, rock…) s’estompaient. J'aime cette époque à tous les niveaux : son bouillonnement intellectuel et musical, l'ouverture qui a marqué ces années-là, cette espèce d'électricité, d'euphorie…". Lui chemine entre rêveries urbaines et manifeste esthétique.
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